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Archive pour mars 2006

Déchets nucléaires : contre l’urgence et le déni démocratique : poursuite des recherches, préservation de vraies alternatives et contrôle du Parlement à chaque étape

Le Parti socialiste rappelle que le débat sur la gestion des déchets radioactifs, avant d’être un débat technique, est un débat politique et un débat citoyen, d’une importance capitale. Il déplore que le gouvernement puisse être tenté de décréter l’urgence sur le texte du projet de loi, confisquant à nouveau le temps du débat démocratique et de la discussion.

Le Parti socialiste estime que les conditions d’un choix définitif, telles que les décrivait la loi de 1991, entre l’une ou l’autre des trois voies qu’elle proposait en matière de gestion des déchets radioactifs, ne sont aujourd’hui pas réunies.
Il condamne donc le projet de loi du gouvernement qui verrouille les choix possibles et privilégie la solution de l’enfouissement en anticipant, par décret, hors de toute clause de nouveau rendez-vous avec le Parlement, la décision de concevoir et réaliser un centre de stockage en couche géologique profonde.

Forum mondial de l’eau

Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable

Au lendemain de la conclusion du quatrième forum mondial de l’eau de Mexico, le Parti socialiste se félicite de la reconnaissance du rôle essentiel des pouvoirs publics et notamment des collectivités locales, inscrite dans la déclaration finale.

Il tient à rappeler que l’accès à une eau potable de qualité est un droit fondamental qui doit être assuré à chaque habitant de la planète, au Nord comme au Sud et ne saurait relever de la seule sphère marchande. Le Parti socialiste se réjouit donc de voir que cette notion de droit à l’eau, dont la symbolique est forte, ait fait l’objet de discussions à Mexico, même s’il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à un accord.

Nucléaire : contre l’urgence et le dessaisissement du politique

Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l’environnement et au Développement durable

Le Parti socialiste dénonce la dérive orchestrée par le gouvernement en matière nucléaire dont témoignent ses projets de loi en matière de transparence et de gestion des déchets radioactifs.

En choisissant de décréter systématiquement l’urgence pour examiner des textes relatifs à un sujet qui engage lourdement l’avenir, et mérite à ce titre des débats sereins et approfondis, le gouvernement démontre son mépris de la représentation nationale comme du débat démocratique.

Ce comportement est particulièrement cynique quant il s’agit d’un texte affichant une volonté de transparence en matière de nucléaire, texte enterré au Sénat depuis près de quatre ans avant de recouvrer subitement, par la grâce présidentielle, un caractère d’urgence.

OGM

Le Parti socialiste considère que les plantes génétiquement modifiées ne pourraient être acceptés par notre société que si elles présentaient des avantages certains et si leur éventuelle mise sur le marché était dénuée de toute arrière-pensée commerciale prédatrice, notamment en matière de brevetabilité du vivant. Or, ces deux conditions ne sont absolument pas réunies pour le moment.

Les plantes OGM actuellement mises en culture ne présentent pas d’avantages décisifs sur le plan économique comme sur le plan de la santé, de l’environnement, ou des problèmes liés à la faim dans le monde. Au contraire, elles constituent pour le moment un cheval de Troie pour la conception américaine des brevets qui pourrait nous conduire vers une appropriation du vivant par de grandes firmes privées multinationales.

Commission Nationale du Projet : la lutte contre le changement climatique priorité de l’action des socialistes

La Commission du projet du Parti socialiste a débattu, mercredi 8 mars, de ses orientations en matière d’environnement et de développement durable.

L’ensemble des participants s’est accordé pour dire que le Parti socialiste inscrit son projet pour la France dans une démarche globale résolument nouvelle, ancrée dans ses valeurs de solidarité et de justice sociale et animée par une volonté forte d’action publique garante de l’intérêt général.

Le défi qui est le sien depuis un siècle – permettre à chaque être humain de vivre décemment, à égalité de droits et de devoirs – est en effet rattrapé par un défi d’une autre nature, susceptible d’anéantir toute tentative de répondre au premier : celui d’enrayer la destruction de la planète, par la dégradation inexorable de l’environnement.
Les caractéristiques de la dégradation de la planète, en particulier son impact premier sur les populations les plus faibles et les plus pauvres, convergent toutes vers l’urgence d’actions de rupture.