La Commission du projet du Parti socialiste a débattu, mercredi 8 mars, de ses orientations en matière d’environnement et de développement durable.
L’ensemble des participants s’est accordé pour dire que le Parti socialiste inscrit son projet pour la France dans une démarche globale résolument nouvelle, ancrée dans ses valeurs de solidarité et de justice sociale et animée par une volonté forte d’action publique garante de l’intérêt général.
Le défi qui est le sien depuis un siècle – permettre à chaque être humain de vivre décemment, à égalité de droits et de devoirs – est en effet rattrapé par un défi d’une autre nature, susceptible d’anéantir toute tentative de répondre au premier : celui d’enrayer la destruction de la planète, par la dégradation inexorable de l’environnement.
Les caractéristiques de la dégradation de la planète, en particulier son impact premier sur les populations les plus faibles et les plus pauvres, convergent toutes vers l’urgence d’actions de rupture.
Les participants sont convenus :
- premièrement, de prendre dorénavant en compte, dans les indicateurs de mesure de la croissance, les indices de développement afin d’intégrer les problématiques de protection de l’environnement, de la santé et de l’éducation ;
- deuxièmement, que la lutte contre le changement climatique, né de l’augmentation massive des émissions de gaz à effet de serre, doit constituer la priorité de leur action dans les années à venir.
Cette lutte passe par des engagements précis sur l’énergie, les transports et l’habitat, inscrites dans une politique publique d’aménagement du territoire qui associe les citoyens, condition de leur adhésion autour d’un projet mobilisateur.
Le Parti socialiste proposera donc des mesures concrètes et chiffrées en matière d’énergie, dont la crise s’amplifie en raison de la forte augmentation de la consommation et l’épuisement progressif des énergies fossiles. Ces mesures interviendront tant dans le domaine de la production de l’énergie (fixation des parts respectives des énergies d’origine nucléaire, fossiles, renouvelables que de sa consommation (transports propres, logement à haute qualité environnementale). Elles s’appuieront sur des outils économiques et normatifs, en particulier sur la fiscalité. Elles viseront dans le même temps à garantir l’indépendance énergétique de la France.
Il inscrira aussi son action dans le long terme en agissant au niveau européen et international sur les grandes questions liées à la lutte contre la dégradation de la planète et au développement solidaire international pour que les biens publics fondamentaux soient préservés et accessibles à tous.
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