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OGM

Le Parti socialiste considère que les plantes génétiquement modifiées ne pourraient être acceptés par notre société que si elles présentaient des avantages certains et si leur éventuelle mise sur le marché était dénuée de toute arrière-pensée commerciale prédatrice, notamment en matière de brevetabilité du vivant. Or, ces deux conditions ne sont absolument pas réunies pour le moment.

Les plantes OGM actuellement mises en culture ne présentent pas d’avantages décisifs sur le plan économique comme sur le plan de la santé, de l’environnement, ou des problèmes liés à la faim dans le monde. Au contraire, elles constituent pour le moment un cheval de Troie pour la conception américaine des brevets qui pourrait nous conduire vers une appropriation du vivant par de grandes firmes privées multinationales.

Les socialistes s’y opposent fermement et rappellent que la biodiversité est un patrimoine commun, que les Pays du sud ont notamment le droit de choisir et de maîtriser leur modèle de développement sans qu’il leur soit imposé, dans le respect de leur environnement, et que les agriculteurs du monde disposent de ce même droit.

C’est d’autant plus inacceptable que cette utilisation à des fins uniquement mercantiles de plantes génétiquement modifiées se fait alors que peu de recherches sont menées, de façon objective et désintéressée, sur les effets pour la santé et l’environnement. Cette absence d’évaluation – outre le fait qu’elle  ignore le principe de précaution – installe le soupçon sur l’ensemble des travaux de génie génétique et leurs possibles applications ultérieures dans les domaines de la santé et de l’environnement.

Le Parti socialiste réaffirme donc son soutien à un effort de recherche soutenu dans ce domaine. Il considère que le maintien d’une recherche de haut niveau est essentiel pour préserver notre capacité d’innovations, d’expertise et notre autonomie de décision, dans un domaine où nous risquons de nous faire imposer des choix de société. Il faut notamment développer l’indispensable recherche médicale à long terme sur les effets des OGM, en particulier en toxicologie. Cette recherche doit évidemment être strictement encadrée et reposer largement sur l’action publique.

Le Parti socialiste regrette le climat passionnel qui a conduit nombre de chercheurs à interrompre leurs travaux dans ces domaines essentiels ou à s’exiler à l’étranger. Il remarque que les gouvernements Raffarin-Villepin ont largement contribué à ce climat, par l’absence de transparence, de débats et de réelle concertation dont ils sont comptables sur le sujet, comme par les moyens dérisoires qu’ils ont choisi de consacrer à la recherche publique.
Dans ces conditions, le Parti socialiste affirme sa position :
•    contre le brevetage du vivant et le pillage par les multinationales des ressources génétiques qui constituent le patrimoine commun de l’humanité ;
•    contre les cultures d’OGM en plein champ ;
•    pour le développement d’une recherche d’excellence conduite dans la transparence, selon de stricts protocoles de mise en oeuvre et d’évaluation,  par des organismes publics correctement financés.
C’est cette position que défendront les socialistes lors de l’examen du projet de loi sur les OGM qui, plutôt qu’une transposition de la directive européenne attendue depuis longtemps, est bel et bien un projet d’autorisation des OGM, exonérant de toute responsabilité les firmes productrices d’OGM

Une réponse à “OGM”

  1. Hachimi a dit :

    Ghana vs Nigeria quart de final, r

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