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Villepin l’écolo : une conversion opportuniste, tardive et peu crédible

Communiqué du Bureau national

La conversion à l’écologie du Premier Ministre, lundi 13 novembre, est une pure opération de communication qui ne doit rien au hasard, dans son calendrier comme dans ses objectifs politiques alors que la guerre des ego fait rage plus que jamais à l’UMP.

Ce bel ouvrage ne résiste pas à l’examen des faits, les belles paroles du Premier ministre étant à l’opposé de la politique conduite par les gouvernements de droite depuis plus de quatre ans.

Ainsi, concernant la question essentielle de la lutte contre le changement climatique, qui fait actuellement l’objet de discussions cruciales à la Conférence internationale des Nations Unies  sur le changement climatique à Nairobi, le bilan du gouvernement est inexistant et son plan Climat sans ambition est inévitablement resté sans effet.
Contrairement à ce qu’il a déclaré, Dominique de Villepin ne peut revendiquer la moindre avancée liée à l’action de son gouvernement, régulièrement dénoncée par les ONG,  mais aussi par la Commission européenne qui vient de pointer le laxisme de son dernier plan d’allocation des quotas d’émission de gaz à effet de serre aux industriels français.
La droite a non seulement vécu sur les acquis du gouvernement de Lionel JOSPIN, mais elle a régulièrement démantelé les outils de la politique publique, sabré les budgets et affaibli des structures aussi essentielles que l’ADEME ou la MIES. Il est surprenant qu’après avoir considérablement appauvri l’ADEME, le gouvernement découvre six mois avant les élections qu’il faut lui donner plus de moyens !
Pire, le Premier Ministre ne recule devant aucune démagogie quand il affirme que son gouvernement a eu un rôle pionnier en matière  d’énergies propres et de fiscalité écologique, feignant d’ignorer que c’est la gauche qui a mis en place la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) et  l’obligation et les tarifs de rachat d’électricité d’origine renouvelable
Enfin, comme toujours, les propositions les plus ambitieuses sont avancées alors qu’elles ne sont qu’à l’étude, qu’il s’agisse d’éventuels péages urbains ou de la taxe sur le contenu carbone des produits industriels importés depuis des pays hors Protocole de Kyoto.
On peut être certains que ces annonces ne connaissent le même destin que d’autres propositions du gouvernement en la matière, tel le bonus-malus sur les véhicules neufs, annoncé en fanfare au moment du plan climat 2004, et aussitôt abandonné.

2 réponses à “Villepin l’écolo : une conversion opportuniste, tardive et peu crédible”

  1. Patrick BERNE a dit :

    Plusieurs commentaires :
    Il est vrai qu’il y a un décalage faramineux entre un discours du type « la maison brûle et nous regardons ailleurs » (Chirac à Johannesbourg) et la réalité des actes gouvernementaux mais ce décalage a existé et existe encore partiellement chez nous au PS :
    - nous avons laissé cette question capitale mais si embarassante aux verts en la restreignant au niveau de nos gouvernements aux questions environnementales pures alors que le développement durable est bien plus global dans son approche et porteur de remises en questions profonde (sur le questionnement initial avant l’étude des projets, sur l’ordre des priorités, sur la participation effective des citoyens…
    - notre projet actuel est un peu meilleur que d’habitude mais reste très loin du compte : toujours de l’environnement avec quelques mesures isolées pour lutter contre le changement climatique mais pas d’approche globale permettant de transcender des empilements de propositions sectorielles
    - un effort énorme reste à faire pour notre grand parti, pourtant nous avons énormément de militants qui ont des compétences fortes (professionnelles, associatives…) sur le sujet et qui ne demandent qu’à participer à ce chantier
    - dernier agument plus politique, c’est une des conditions d’un rassemblement autour de notre candidate dès le premier tour puis au second (je connais nombre d’électeurs socialistes qui ont voté vert le 21 avril 2002 pour pousser la gauche à s’emparer de cette question : il est vrai que le résultat n’a pas été celui escompté mais qur qui repose la faute initiale?)
    Amitiés socialistes

  2. univers a dit :

    La protection de la planete ne peut être l’affaire d’un seul pays quand bien même ce serait la FRANCE cela passe indiscutablement par un accord international et à mon avis par une régulation des naissances dans le monde, car tout le monde en convient l’effet de serre est dû à l’activité humaine. Voila un levier qui permettrait aux pays riches d’aider les pays pauvres de façon réelle et moins hypocryte.
    La FRANCE seule ne peut rien faire pretexter donner l’exemple revient à dire que nous allons payer pour que les pays beaucoup moins scrupuleux
    en profitent et qui va payer toujours les salariés et les retraités bien sûr.
    Actuellement 1500€ mensuels ne suffisent pas à vivre décemment et vraissenblablement beaucoup moins dans 5 ans.
    A cette allure le risque est de bloquée l’économie car paradoxalement ceux qui achétent et qui créent des emplois ce sont eux.

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