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SNCF : Fret sacrifié, tarifs dérégulés, service public abandonné

Communiqué du Bureau national

L’annonce par la SNCF de la fermeture du service des wagons isolés de fret dans 262 gares (dont des gares aussi importantes que Le Mans, Poitiers, Saint-Pierre des Corps ou Limoges), et donc la suppression de plusieurs milliers d’emplois dans le fret, constitue un mauvais coup pour le développement durable.

Au moment même où le gouvernement communique abondamment sur le « Grenelle de l’environnement », l’argument de la direction selon lequel les locomotives diesel utilisées pour ce service émettraient davantage de gaz à effets de serre que le fret routier laisse songeur !

La réalité est que ce choix s’inscrit dans le cadre d’une refonte d’ensemble de la stratégie de la SNCF, fondée sur des pratiques commerciales de court terme analogues à celles pratiquées par ses très agressifs concurrents privés de l’aérien.

Le Parti socialiste dénonce la logique de privatisation à l’œuvre à la SNCF. Celle-ci s’avère déjà néfaste pour les usagers, comme en atteste la réforme de la nouvelle grille tarifaire qui les expose à une logique marchande dont les désagréments sont nombreux : abandon de fait de la tarification au kilomètre, frais exorbitants pour les échanges de billets, conditions drastiques pour leur remboursement.

Le gouvernement impose à la SNCF l’abandon de sa vocation de service public, au grand dam de millions d’usagers, au détriment de sa contribution à un aménagement équilibré du territoire et d’une volonté de développement durable claironnée par ailleurs.
Le Parti socialiste condamne cette dérive. Il demande au gouvernement d’exercer sa tutelle pour ramener la SNCF sur la voie du service public.

3 réponses à “SNCF : Fret sacrifié, tarifs dérégulés, service public abandonné”

  1. Emmanuel Dubois a dit :

    Si l’utilisation de locomotives Diesel est leur seul argument, il suffit de leur suggérer de les faire rouler à l’huile végétale, à l’instar de ce qu’a fait Ségolène Royal dans sa région !
    La fermeture de ces 400 gares (dont 262 cette année, ; y compris celle de Sablé, la ville de Fillon !), n’est rien d’autre qu’un démantellement du service public au profit d’intérêts privés, une société étant en cours de création pour reprendre la part rentable des services qui vont être fermés (cf. la restructuration de la CNC devenue « naviland cargo »). La destruction est à la fois écologique et sociale. Le trou des caisses de retraites de la SNCF ne fera que s’aggraver un peu plus au passage, offrant un argument supplémentaire aux chevaliers féodaux de l’ultra-libéralisme pour supprimer les régimes spéciaux.
    Emmanuel Dubois

  2. loïc a dit :

    moi je trouve sa scondaleux que le gouvernement ve déminué le sérvice public, je trouve ke le sérvice public est bien comme par exemple( la poste,edf,sncf….) si on enleve tous les sérvice public que les français on besoin on fera quoi apré? je me pose la question , maintennant les français doivent agir avant que sa soi tro tard, avant qu’ils y a plus de service public

  3. Benoit a dit :

    Apprend à écrire la France….

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3 commentaires