Communiqué de Béatrice Marre, Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable
L’ONU et le GIEC ont publié cette semaine deux rapports qui confirment la nécessité de modifier en profondeur les modes de production et de consommation fondés sur la prééminence d’un marché sans cesse dérégulé.Le rapport de l’ONU (GEO-4) notamment, préparé par 400 experts, a permis d’évaluer l’état actuel de l’atmosphère, de la terre, de l’eau et de la biodiversité. Ses conclusions sont sans appel : « aucun des problèmes majeurs soulevés dans notre futur commun ne connaît de prévisions d’évolution favorables ».
En clair, le changement climatique, le taux d’extinction des espèces et le défi consistant à alimenter une population croissante figurent parmi les nombreux problèmes qui ne sont pas en voie de solution, et qui mettent l’humanité en danger.
Le Parti socialiste s’associe aux conclusions des auteurs du rapport qui estiment que la libéralisation conduit inévitablement à l’échec et engagent les gouvernements à se placer au premier plan pour inciter les autres acteurs, et notamment les entreprises et les consommateurs, à modifier leur comportement.
Le Parti socialiste demande donc au gouvernement de dépasser enfin le stade de la communication et de prendre rapidement des décisions concrètes et financées pour mettre véritablement en œuvre les propositions issues du travail considérable effectué par les acteurs du Grenelle de l’environnement.
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28 novembre 2007 à 12:25
Très juste
mais il faut aller jusqu’au bout :
demander le rétablissement de la TIPP flottante n’est pas une bonne idée.
Elle est aujourd’hui déphasée et inadaptée aux enjeux sociaux et environnementaux.
Nous avons besoin d’un signal prix fort pour entraîner un changement de notre modèle économique et sortir de l’économie du carbone.
En même temps, il faut amortir le choix pour nos concitoyens durement touchés par les hausses du pétrole (pour leur chauffage et leur déplacement) en :
augmentant les bas salaires et les minimas sociaux
mettant en place le chèque transport
pour le court terme.
Un peu d’audace camarades !
1 décembre 2007 à 15:26
En lisant le livre de NIcolas Hulot, on comprend rapidement que l’économie de marché doit se réformer en profondeur , on pourrait dire se révolutionner, si on veut sauvegarder notre planète. La financisation de la planète et la mondialisation deviennent obsolètes !!
Notre système économique n’est pas adapté à ce défi. Il faut en inventer un nouveau.
Mais ceux qui profitent du système actuel ne lacheront prise que le couteau sous la gorge. Ils ont le pouvoir et l’argent et il faudra qu’ils soient personnellement et physiquement atteints par la catastrophe pour ressentir et enfin comprendre. C’est-à-dire sans doute trop tard pour que l’humanité puisse survivre.