Communiqué du Bureau national
L’accord intervenu in extremis lors de la Conférence de Bali permet de fixer l’agenda et le cadre des négociations de l’après Kyoto. Il regrette toutefois que cet accord ne soit qu’a minima, sans objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre en raison du blocage de l’administration Bush.
Car, si la Conférence a fait l’objet de plusieurs avancées, qu’il s’agisse de la fixation d’un cadre à long terme, de la volonté d’agir manifestée par les pays en développement, d’une meilleure prise en compte de la forêt dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ou de la naissance du Fonds pour l’adaptation au sein du Fonds pour l’environnement mondial (GEF), il n’en reste pas moins que les travaux se sont déroulés dans un climat préoccupant.
Le sabotage systématique organisé par l’administration Bush pour faire disparaître tout cadre chiffré du mandat de négociation servant de feuille de route dans le processus de négociation de l’après Kyoto, avec comme horizon la Conférence de Copenhague l’année prochaine, a en effet empêché toute avancée supplémentaire. Ce refus d’engagement persistant de l’administration américaine est d’autant plus regrettable qu’il est aujourd’hui en décalage complet avec la réalité de l’opinion américaine et de l’action d’un grand nombre de ses États.
Or, aucun accord réellement efficace associant pays en développement et pays industrialisés, par le biais d’objectifs ambitieux et conjoints de réduction des émissions de gaz, ne saurait voir le jour sans la participation des Etats-Unis d’un côté et la mise en place de systèmes de transfert de technologie et de soutien financier performants de l’autre.
Dans cette perspective le Parti socialiste réaffirme son attachement au triple objectif de :
• Maintien de l’augmentation globale des températures en dessous de 2°C d’ici la fin du siècle ;
• division par deux des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2050 ;
• réduction de 25 à 40 % des émissions des pays industrialisés d’ici à 2020, par rapport aux niveaux de 1990.
Pour y parvenir, la France doit montrer l’exemple par une politique réellement ambitieuse et non de simples artifices de communications, comme le laissent craindre les premières discussions sur la mise en oeuvre du Grenelle. C’est notamment le cas en matière d’énergie où le record de consommation battu hier soir vient une nouvelle fois de souligner l’urgence d’une véritable politique d’efficacité énergétique, de maîtrise de la demande et de production décentralisée.
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