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Archive pour avril 2008

Le Développement durable, partie intégrante de la Déclaration de principe du Parti socialiste

22-04-2008

Pour la première fois de son histoire, le Parti socialiste intègre de façon claire et explicite le Développement durable dans sa déclaration de principe. Le projet de texte publié le 21 avril sera soumis aux militants et fera l’objet d’un vote lors de la convention nationale du 14 juin prochain.

EXTRAITS CHOISIS :

PRÉAMBULE

« C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes. »

I – NOS FINALITES FONDAMENTALES

Art 1

« Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète ».

Art 3

« Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins. »

Art 4

« Ils veulent (les socialistes) mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation ».

II – NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE

Art 6

« Ils pensent (les socialistes) que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnés par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général ».

Art 7

« Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production. »

Art 17

« Pour les socialistes, celle-ci (l’Union européenne) doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent et d’y contribuer dans le monde, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe. »

Vote en 2ème lecture au Sénat du projet de loi sur les OGM

Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable, et Germinal PEIRO, Secrétaire national à l’agriculture

La majorité au Sénat a fait délibérément le choix d’une agriculture intégralement dépendante des OGM en votant en deuxième lecture par 185 voix contre 121 une version amendée de l’Article 1 du projet de loi sur les OGM.

Alors que la très grande majorité des Français s’oppose à la généralisation des OGM, alors qu’une pétition pour le maintien de l’amendement 252 a recueilli plus de 22 000 signatures en moins de 10 jours, alors que des personnalités se sont mobilisées auprès du Premier ministre pour le maintien intégral de cet amendement décisif, la majorité fait sciemment un choix totalement opposé à la volonté populaire.

La majorité UMP porte aujourd’hui la responsabilité politique de la remise en cause des promesses faites lors du Grenelle de l’environnement.

Le rêve brisé du Grenelle de l’environnement

Le rêve du Grenelle s’est fracassé sur le premier texte de loi théoriquement issu de ses travaux. Les incidents qui ont émaillé, à l’Assemblée nationale, la discussion et le vote du projet de loi sur les OGM révèlent les profondes tensions qui traversent la majorité dès qu’il est question de mettre en œuvre concrètement les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement.
Qu’il s’agisse des résultats du vote -où de nombreux députés de droite n’ont pas suivi les consignes du gouvernement-, ou du traitement infligé  à la Secrétaire d’Etat à l’environnement, chacun constate la duplicité de l’UMP qui d’un côté déclare à grands renforts de medias avoir pris la mesure des dangers écologiques, et de l’autre s’empresse de voter des textes législatifs en totale contradiction avec les principes annoncés.
Le Parti socialiste dénonce une telle attitude.

Les socialistes, à l’inverse, conscients de l’étroite interaction existant entre les activités humaines et les écosystèmes, et de l’état inquiétant de leur dégradation, inscrivent la prise en compte de la planète dans leurs finalités fondamentales au même rang que les valeurs d’égalité et de liberté humaines, de progrès et de démocratie.

Communiqué de Béatrice Marre
Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable

L’Appel du « Comité 252 »

Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs, gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l’agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. L’avenir de ce patrimoine national serait irrémédiablement menacé par les disséminations d’OGM.Nous nous félicitons de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’amendement 252 ajoutant à l’article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées « sans organismes génétiquement modifiés » et en toute transparence ».

Au moment où le président de la République veut faire inscrire notre gastronomie au patrimoine mondial de l’Unesco, il serait inconcevable de faire marche arrière.

Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s’engager à respecter le vote du Parlement et de s’opposer à toute tentative de suppression de l’amendement 252 jusqu’à l’adoption définitive de la loi

Pour signer l’appel, envoyer un message à : amendement252@gmail.com.

Premiers signataires :
Jean-Marc Ayrault (président du groupe SRC),
Jean-Claude Sandrier (président du groupe GDR),
André Chassaigne (député du Puy-de-Dôme),
Delphine Batho (députée des Deux-Sèvres),
Philippe Martin (député du Gers),
Alain Bocquet (député du Nord),
Jean-Pierre Brard (député de Seine-Saint-Denis),
Martine Billard (députée de Paris),
Yves Cochet (député de Paris),
Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine),
Marylise Lebranchu (députée du Finistère), Jean-Paul Lecoq (député de Seine-Maritime),
Noël Mamère (député de la Gironde),
Germinal Peiro (député de la Dordogne),
François Brottes (député de l’Isère),
Corinne Erhel (députée des Cotes d’Armor),
Jean Gaubert (député des Cotes d’Armor),
Frédérique Massat (députée de l’Ariège),
Annick Leloch (députée du Finistère),
Philippe Tourtelier (député d’Ille-et-Vilaine),
Jean-Jack Queyranne (député du Rhône),
François de Rugy (député de Loire-Atlantique),
Arnaud Montebourg (député de Saône-et-Loire), François Hollande (député de la Corrèze),
Marie-Georges Buffet (députée de Seine-Saint-Denis)

Visitez le blog du « Comité 252″…

Suivi de la politique environnement depuis début 2008

Le document .pdf téléchargeable ci-dessous offre une analyse depuis début 2008 sur tous les thèmes liés à l’environnement…

Consultez le suivi depuis début 2008 …

Le Parti socialiste s’oppose au projet de loi sur les OGM

Communiqué du Bureau national

Le projet de loi sur les OGM tel que présenté aujourd’hui à l’Assemblée nationale est irrecevable en l’état. Il ne garantit aucunement la possibilité de produire et de consommer sans OGM, et va à l’encontre du principe de précaution. La preuve de la coexistence des cultures n’étant pas avérée à long terme, le projet entérine de façon irréversible la généralisation d’une agriculture française dépendante des OGM.

Le Parti socialiste dénonce le fort décalage entre les effets d’annonce du Grenelle de l’environnement et la réalité de l’action gouvernementale. Alors que le Président de la République lui-même faisait part solennellement en octobre dernier de ses doutes sur certains OGM, et après avoir demandé, à juste titre, l’activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810, force est de constater que le projet de loi est un reniement des engagements pris.

Le Parti socialiste, qui réaffirme son attachement à une recherche publique indépendante des pressions financières de court terme, s’opposera au projet de loi sur les OGM lors du vote au Parlement.

Il fera valoir par amendements la défense et le développement d’une agriculture performante écologiquement et économiquement, fondée sur une agronomie innovante et respectueuse des équilibres naturels, à la fois attachée aux territoires et à la qualité des produits.