Communiqué du Bureau national
Le projet de loi sur les OGM tel que présenté aujourd’hui à l’Assemblée nationale est irrecevable en l’état. Il ne garantit aucunement la possibilité de produire et de consommer sans OGM, et va à l’encontre du principe de précaution. La preuve de la coexistence des cultures n’étant pas avérée à long terme, le projet entérine de façon irréversible la généralisation d’une agriculture française dépendante des OGM.
Le Parti socialiste dénonce le fort décalage entre les effets d’annonce du Grenelle de l’environnement et la réalité de l’action gouvernementale. Alors que le Président de la République lui-même faisait part solennellement en octobre dernier de ses doutes sur certains OGM, et après avoir demandé, à juste titre, l’activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810, force est de constater que le projet de loi est un reniement des engagements pris.
Le Parti socialiste, qui réaffirme son attachement à une recherche publique indépendante des pressions financières de court terme, s’opposera au projet de loi sur les OGM lors du vote au Parlement.
Il fera valoir par amendements la défense et le développement d’une agriculture performante écologiquement et économiquement, fondée sur une agronomie innovante et respectueuse des équilibres naturels, à la fois attachée aux territoires et à la qualité des produits.
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2 avril 2008 à 21:59
Deux réactions viennent à l’esprit en prenant connaissance des déclarations de J-F Legrand et des réactions de ses collègues parlementaires ( Le Monde 1/04/08)
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/04/01/un-senateur-ump-estime-que-des-parlementaires-pro-ogm-sont-actionnes-par-les-semenciers_1029623_3244.html
1- On se demande quand les lois civiles, pénales et constitutionnelles pourront être changées pour que la corruption institutionnelles puisse être punie. Il est d’évidence nécessaire d’interdire le lobbying (on parle de 11000 lobbyistes à Bruxelles et de 36000 à Washington), de punir de peines de prisons incompressibles les employés et dirigeants de sociétés privées offrant tout type de cadeau ou d’invitation que ce soit à des responsables élus à quelque niveau que ce soit et que ces peines de prison incompressibles , assorties d’inéligibilté définitive soient également appliquées à tout élu qui les accepterait.
2- La France, en particulier a la chance de disposer d’un territoire, de cultures agricoles et d’une expérience millénaire dans le domaine de productions agricole de la plus haute qualité et partant de la plus grande valeur. On voit mal l’intérêt de notre agriculture à vouloir abandonner cette richesse au profit de sociétés étrangères dont le but est de percevoir des droits d’auteurs sur un maximum de productions agricoles en introduisant au passage une standardisation des semences n’apportant rien sur le plan de la qualité alimentaire, gustative et sanitaire. Les producteurs agricoles auraient-ils comme les élus été complètement intoxiqués par l’idéologie industrielle qu’ils en abandonnent leurs avantages compétitifs au profit des semenciers? Ou bien sont-ils seulement motivés par la paresse d’avoir à faire eux-mêmes leurs semences et le profit à court terme offert par celui qui veut vous faire signer pour des années en vous offrant deux mois gratuits. La catastrophe imminente de demain sera la dépendance dans laquelle notre agriculture, notre économie, seront tenues liées par les contrats de licence avec des semenciers étrangers. C’est ce que vivent tous les jours les pays en voie de développement à qui on a vendu les échanges internationaux comme panacée à leurs problèmes et qui sont aujourd’hui dépendants, tant pour leur nourriture que pour leurs productions, de marchés étrangers sur lesquels ils n’ont aucune espèce d’influence ou de pouvoir.
En conclusion, nos élus nous donnent, non seulement, le spectacle de la corruption la plus généralisée mais sont en train de conclure la vente en gros de notre indépendance alimentaire, agricole et économique. A chacun d’entre-nous d’alerter ses élus et d’exiger qu’ils protègent en priorité l’indépendance, les ressources alimentaires et la santé de ceux qui les ont élus.