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Archive pour mars 2009

Le Parti socialiste solidaire de l’initiative « 60 minutes pour la planète »

A l’appel du WWF, plus d’un milliard de personnes dans le monde sont invitées le samedi 28 mars à éteindre les lumières pendant une heure afin de sensibiliser tous les publics aux défis du changement climatique. En France, cette initiative se déroulera entre 20 h 30 et 21 h 30, d’ailleurs soutenue par de nombreuses collectivités gérées par les socialistes.

L’année 2009 est décisive pour notre planète, dans la mesure où seront discutées dans les tous prochains mois les modalités d’une nouvelle politique  mondiale de lutte contre le changement climatique. Les évolutions du climat dans les décennies à venir dépendront du résultat de ces discussions et des mesures qui en découleront.

Le Parti socialiste est pleinement solidaire de l’initiative « 60 minutes pour la planète ». Il salue et soutient les très nombreuses collectivités locales socialistes partenaires de cette opération, qui n’avaient d’ailleurs pas attendu le Grenelle de l’environnement pour s’engager fortement en faveur du développement durable.

Communiqué de Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable

L’empreinte écologique dans la réflexion socialiste

01-03-2009

Au début du XIX, les conditions de travail des enfants de 5 ans dans les filatures finirent par alerter les pouvoirs publics qui commandèrent au Dr Villermé  le fameux Tableau de l’état physique et moral des ouvriers dans les fabriques de coton, de laine, et de soie.  Ce ne furent pas tant les souffrances que les statistiques fournies par les conseils de révision qui les émurent, les jeunes ouvriers étaient si mal portants que les 2/3 étaient déclarés inaptes. La France risquait de manquer de conscrits et les manufactures  de main d’œuvre.  L’anthropophagie du capitalisme est alors avérée : les industriels peuvent piller jusqu’à épuisement leur première ressource, la force de travail. La totale liberté des rapports de travail posée par le loi Le Chapelier, excluant aussi bien le droit d’association des travailleurs que toute intervention de l’Etat, a démontré ses limites. Les fondements de la lutte des classes sont posés, si le prolétariat veut assurer sa survie, il va lui falloir s’organiser contre la détresse physique et morale que le capitalisme inflige à  la condition ouvrière. La régulation politique et la réglementation publique sont convoquées pour encadrer la liberté contractuelle. En1841, la première loi de protection des salariés est votée avec l’interdiction du travail des enfants de moins de 8ans.

Le XXIème  siècle ressemble davantage au XIXème qu’au siècle précédent : l’accumulation des crises climatique, alimentaire, écologique, sanitaire, toutes d’ailleurs, parfaitement supportables jusqu’à la crise financière, remet en lumière l’autophagie du capitalisme.  Des docteurs Villermé modernes observent l’ Etat de la régression des forêts, de l’épuisement des nappes phréatiques, de l’augmentation de fréquence des vagues de chaleur détruisant les récoltes, de l’extinction des pêcheries, de l’expansion des déserts, de la détérioration des zones d’herbage, de la mort des récifs coralliens, de la fonte des glaciers, de l’élévation du niveau des mers, de la montée en puissance des ouragans, de la disparition des espèces… Mais la grande loi de protection de l’espèce humaine n’est  pas encore inscrite à l’ordre du jour du Parlement de la planète !