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Biodiversité : « Il est temps de sauvegarder ces richesses! » L’édito de Laurence Rossignol

Selon l’économiste Pavan Sukhdev, la perte de biodiversité pourrait coûter 7 % du PIB mondial d’ici 2030. Depuis le sommet de Rio en 1992, puis le sommet de Göteborg en 2001, où l’Europe s’est engagée à enrayer la perte de biodiversité d’ici à 2010, la conscientisation et l’action ont pris une place de plus en plus importante. Travailler au maintien des équilibres écosystémiques (végétaux, animaux et minéraux), à la préservation des espèces en voie de disparition – en métropole et en outre-mer – , au même titre que la lutte contre le changement climatique sont des nécessités, car ces biens communs ne pourront être remplacés une fois perdus.

Agir pour le développement durable, c’est agir pour la biodiversité, les responsables socialistes l’ont bien compris : les collectivités territoriales – régions, départements, communes – ont un rôle majeur à jouer pour contribuer à stopper l’érosion de la biodiversité. L’échelle locale est celle de l’action, adaptée aux enjeux et spécificités des territoires.

Là où la Stratégie Nationale pour la Biodiversité a montré ses limites, là où le Grenelle de l’Environnement n’a été fait que de renoncements, les responsables socialistes ont proposé, innové, sensibilisé et informé.

Les collectivités se sont engagées depuis des années pour la protection de la biodiversité : création de 160 réserves naturelles régionales, et de 44 parcs naturels régionaux en métropole couvrant 12% du territoire, mise en oeuvre de politiques pour « les espaces naturels sensibles » dans 73% des départements. Par ailleurs, des initiatives volontaires comme l’élaboration de stratégies régionales intégrant la création d’observatoires de la biodiversité ou la préservation de corridors écologiques témoignent de la sensibilisation et du volontarisme des élus.

Ces actions marquent un début, non une fin. Le défi est désormais de mutualiser, et de capitaliser sur ces succès, de se doter de stratégies de long terme sur l’ensemble du territoire. Il est nécessaire d’intégrer les enjeux de biodiversité au croisement de tous les secteurs d’activité – urbanisme, d’agriculture, etc…- et de se doter des moyens humains, financiers et réglementaires permettant l’évolution de ces politiques de préservation.

2010 est l’année de la biodiversité : il est temps de sauvegarder cette richesse et les services qu’elle nous rend !

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