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Archive pour décembre 2010

2022 : qui veut gagner la coupe du monde du Réchauffement climatique ?

03-12-2010

Déclaration de Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable du Parti Socialiste.

La décision du 2 décembre de la FIFA de faire du Qatar le pays hôte de la coupe du monde de football en 2022 est irresponsable !

Choisir d’organiser un événement sportif de cette ampleur dans un pays où, en été, les températures peuvent dépasser les 60°, est un pied de nez au Conférence des Nations Unies sur le Climat qui se déroule en ce moment même à Cancun : les implications en terme de bilan carbone s’annoncent catastrophiques !

Déjà, les Qatari ont annoncé la climatisation de tous leurs stades, sites d’entrainement et même fan zones. Et  l’alibi des « stades écologiques » fonctionnant aux énergies renouvelables et utilisant des matériaux  « adaptés », dans un pays de l’OPEP laisse perplexe.

Le Qatar, avec des moyens financiers quasiment illimités a su convaincre la FIFA., dont la décision témoigne, a minima, d’une totale indifférence aux menaces climatiques et  de l’incompréhension de ce que devrait être le monde en 2020.

Après le foot climatisé, pourquoi ne pas tenter aussi  les JO d’hiver avec des canons à neige écologiques ?

La santé est aussi une priorité environnementale

Le Parti socialiste a pris connaissance de l’excellente étude présentée par l’association Générations futures et le réseau Health and Environment Alliance – en partenariat avec le Réseau Environnement Santé et le WWF France -, sur l’exposition des individus, et plus particulièrement des enfants, à des substances chimiques nocives.

Selon cette étude, de nombreux résidus de pesticides et de polluants sont présents dans de nombreux aliments quotidiennement consommés. Ces informations justifient la volonté du Parti socialiste de faire de la sécurité sanitaire et alimentaire une priorité, et d’inclure dans le Plan cancer un indispensable volet environnemental, aujourd’hui occulté.

Paris, le 1er décembre  2010

Communiqué

Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable

Marisol Touraine, Secrétaire nationale à la Santé et à la Sécurité sociale

Sommet de Cancun : Préparer la voie d’un accord contraignant post-Kyoto,

Paris, le 30 novembre 2010

Communique du Bureau national

Sommet de Cancun : Préparer la voie d’un accord contraignant post-Kyoto,

La seizième conférence des parties sur les changements climatiques s’est ouverte hier à Cancun. Dans la lutte contre le changement climatique, Copenhague n’a pas débouché sur le traité cadre permettant de prendre la suite du protocole de Kyoto. Celui-ci expirant en 2012, un accord est nécessaire afin d’éviter un vide juridique.

Si un accord global paraît hors d’atteinte, ce sommet ne doit cependant pas être celui du renoncement. Cancun doit préparer la suite du protocole de Kyoto à Johannesburg en 2011. Des décisions concernant des enjeux sectoriels majeurs comme les mécanismes de financement, la création d’un fonds de lutte contre la déforestation (Redd +), l’adaptation ou encore les transferts de technologie doivent êtres prises.

Deux sujets majeurs se joueront donc à Cancun.

Tout d’abord, l’enjeu technique du financement et de l’accompagnement des pays en voie de développement pour l’adaptation et l’atténuation aux effets du changement climatique, sur lequel un consensus a été trouvé à Copenhague. Il s’agit, sur le court terme, d’un fonds « Fast Start » abondé de 30 milliards annuels d’ici 2012 ; puis, pour la question du financement de long terme, d’un Fonds climat de 100 milliards annuels d’ici 2020. Les modalités de cet accord – nature des financements, fenêtres thématiques, autorité de gestion -, demeurent aujourd’hui vagues. Elles doivent être fixées à Cancun. Nous défendons la nécessité d’une taxe sur les transactions financières internationales pour abonder notamment le Fonds climat.

Ensuite, celui des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le monde a besoin de leadership et de volonté politique. L’Europe doit retrouver le rôle qu’elle avait à Kyoto : dynamique et exemplaire. Elle doit s’engager à renforcer son objectif de réduction de CO2 de -20 à -30% d’ici 2020. Nous sommes d’ores et déjà à -17%, davantage en raison de la crise économique et des délocalisations des industries les plus polluantes dans les pays du Sud que par l’effet d’une mutation de nos modes de production et de consommation. L’objectif des -30% a minima d’ici 2020 est donc souhaitable et largement atteignable.

Le passage d’un objectif de -20 à -30% à horizon 2020 ne débloquera pas les négociations. Mais l’Union Européenne, par cette exemplarité, peut restaurer la confiance des Pays en voie de Développement. L’Union Européenne, par ce nouvel objectif, peut se remettre sur les rails d’une trajectoire lui permettant d’atteindre son objectif de long terme d’au moins 80% de réduction des émissions d’ici 2050 décidé par le Conseil Européen en 2009. Enfin, le passage à 30% permettrait d’engager le virage vers une économie verte, de faire des économies sur nos importations d’énergie fossile et de créer de nombreux emplois dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Ce virage, déjà entamé notamment par les collectivités territoriales, est la condition pour que l’Europe ne rate pas le basculement dans la compétitivité internationale sur les technologies vertes et vers un nouveau modèle de développement.

Cancun doit être une marche à ne pas rater dans la voie difficile mais indispensable vers un  accord contraignant, décidé dans l’enceinte des Nations Unies pour que le multilatéralisme sorte renforcé.

Thon rouge : la conférence de Paris n’assure pas la sauvegarde de l’espèce

Paris, le 28 novembre 2010

Communiqué

Laurence Rossignol,

Secrétaire nationale à l‘Environnement et au Développement Durable

Jean-Paul Chanteguet,

Député de l’Indre

Germinal Peiro,

Secrétaire national à l’Agriculture et à la ruralité

Thon rouge : la conférence de Paris n’assure pas la sauvegarde de l’espèce

Le quota de pêche 2011 pour le thon rouge, décidé lors de la CICTA (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique), de 12.900 tonnes représente un quasi statu quo. L’Union Européenne, poussée par la France, a donc obtenu satisfaction.

Malheureusement, ce taux, selon les scientifiques de la CICTA, ne laisse que 30 % de chance au stock de thon rouge d’atteindre un niveau durable de population d’ici à 2020, alors même que la directive européenne sur la stratégie marine demande cette restauration. La position française trahit frontalement les engagements officiels pris à Nagoya sur la protection des écosystèmes et sur l’exploitation durable de tous les stocks de poissons d’ici à 2020.

L’inscription des zones de reproduction du thon rouge dans les réserves et aires marines protégées et l’arrêt de la pêche industrielle que pratiquent les thoniers-senneurs ont été balayés des discussions sans aucun débat. Il s’agit pourtant de deux mesures essentielles à la préservation de la ressource !

La position française, défendue par Bruno Lemaire, est profondément erronée. Non seulement elle est très dangereuse pour la ressource, mais en plus, en défendant la pêche industrielle, elle promeut un modèle de pêche qui ne crée que peu d’emplois.

Le Parti Socialiste rappelle que le modèle de la pêche artisanale doit au contraire être préservé et soutenu. Il est le seul à assurer la durabilité sociale, économique et écologique de la pêche au thon rouge et de la pêche en général.