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Archive pour la catégorie ‘Non classé’

2022 : qui veut gagner la coupe du monde du Réchauffement climatique ?

03-12-2010

Déclaration de Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable du Parti Socialiste.

La décision du 2 décembre de la FIFA de faire du Qatar le pays hôte de la coupe du monde de football en 2022 est irresponsable !

Choisir d’organiser un événement sportif de cette ampleur dans un pays où, en été, les températures peuvent dépasser les 60°, est un pied de nez au Conférence des Nations Unies sur le Climat qui se déroule en ce moment même à Cancun : les implications en terme de bilan carbone s’annoncent catastrophiques !

Déjà, les Qatari ont annoncé la climatisation de tous leurs stades, sites d’entrainement et même fan zones. Et  l’alibi des « stades écologiques » fonctionnant aux énergies renouvelables et utilisant des matériaux  « adaptés », dans un pays de l’OPEP laisse perplexe.

Le Qatar, avec des moyens financiers quasiment illimités a su convaincre la FIFA., dont la décision témoigne, a minima, d’une totale indifférence aux menaces climatiques et  de l’incompréhension de ce que devrait être le monde en 2020.

Après le foot climatisé, pourquoi ne pas tenter aussi  les JO d’hiver avec des canons à neige écologiques ?

L’empreinte écologique dans la réflexion socialiste

01-03-2009

Au début du XIX, les conditions de travail des enfants de 5 ans dans les filatures finirent par alerter les pouvoirs publics qui commandèrent au Dr Villermé  le fameux Tableau de l’état physique et moral des ouvriers dans les fabriques de coton, de laine, et de soie.  Ce ne furent pas tant les souffrances que les statistiques fournies par les conseils de révision qui les émurent, les jeunes ouvriers étaient si mal portants que les 2/3 étaient déclarés inaptes. La France risquait de manquer de conscrits et les manufactures  de main d’œuvre.  L’anthropophagie du capitalisme est alors avérée : les industriels peuvent piller jusqu’à épuisement leur première ressource, la force de travail. La totale liberté des rapports de travail posée par le loi Le Chapelier, excluant aussi bien le droit d’association des travailleurs que toute intervention de l’Etat, a démontré ses limites. Les fondements de la lutte des classes sont posés, si le prolétariat veut assurer sa survie, il va lui falloir s’organiser contre la détresse physique et morale que le capitalisme inflige à  la condition ouvrière. La régulation politique et la réglementation publique sont convoquées pour encadrer la liberté contractuelle. En1841, la première loi de protection des salariés est votée avec l’interdiction du travail des enfants de moins de 8ans.

Le XXIème  siècle ressemble davantage au XIXème qu’au siècle précédent : l’accumulation des crises climatique, alimentaire, écologique, sanitaire, toutes d’ailleurs, parfaitement supportables jusqu’à la crise financière, remet en lumière l’autophagie du capitalisme.  Des docteurs Villermé modernes observent l’ Etat de la régression des forêts, de l’épuisement des nappes phréatiques, de l’augmentation de fréquence des vagues de chaleur détruisant les récoltes, de l’extinction des pêcheries, de l’expansion des déserts, de la détérioration des zones d’herbage, de la mort des récifs coralliens, de la fonte des glaciers, de l’élévation du niveau des mers, de la montée en puissance des ouragans, de la disparition des espèces… Mais la grande loi de protection de l’espèce humaine n’est  pas encore inscrite à l’ordre du jour du Parlement de la planète !

Contribution thématique : « Construisons notre avenir: le développement durable »

02-07-2008

Les français pensent que leurs difficultés actuelles sont insolubles. Leur premier souci, face à la hausse des prix, c’est la crainte de ne plus pouvoir nourrir leur famille, se soigner, se déplacer ou remplir la cuve de fuel pour l’hiver prochain.A nous de répondre à leurs angoisses immédiates de façon concrète et crédible, sans leur mentir sur l’état de la planète, et de leur offrir à plus long terme l’espoir d’un mieux vivre pour eux-mêmes, leurs enfants et tous les peuples de la planète.

Ce projet de transformation de la société, c’est le développement durable.

Priorité nouvelle de notre Déclaration de Principes, reste à le mettre en œuvre ; trois grands axes : révolution culturelle, car les citoyens doivent se l’approprier, partage des territoires et mutation industrielle. Il faut concrètement préparer l’après pétrole, investir dans l’innovation et la recherche, par une refonte législative et une fiscalité écologique socialement justes et démocratiquement choisies.

Cinq premier signataires
:

Béatrice Marre, Secrétaire nationale, et la Commission Nationale Environnement et Développement durable,
François Rebsamen, Secrétaire national,
Henri Weber, Secrétaire national,
Stéphane Le Foll, Député européen,
Jacques Moret, Délégué national.

Téléchargez la Contribution thématique : « Construisons notre avenir: le développement durable »…

Suivi de la politique environnement avril 2008

Le document .pdf téléchargeable ci-dessous présente un suivi pour avril 2008.

Suivi avril 2008…

Le Développement durable, partie intégrante de la Déclaration de principe du Parti socialiste

22-04-2008

Pour la première fois de son histoire, le Parti socialiste intègre de façon claire et explicite le Développement durable dans sa déclaration de principe. Le projet de texte publié le 21 avril sera soumis aux militants et fera l’objet d’un vote lors de la convention nationale du 14 juin prochain.

EXTRAITS CHOISIS :

PRÉAMBULE

« C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes. »

I – NOS FINALITES FONDAMENTALES

Art 1

« Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète ».

Art 3

« Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins. »

Art 4

« Ils veulent (les socialistes) mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation ».

II – NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE

Art 6

« Ils pensent (les socialistes) que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnés par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général ».

Art 7

« Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production. »

Art 17

« Pour les socialistes, celle-ci (l’Union européenne) doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent et d’y contribuer dans le monde, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe. »