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Archive pour la catégorie ‘Climat’

Le forum Ville du XXIe siècle : notre focus

Le forum Ville du XXIe siècle, le samedi 06 novembre 2010 :

« Les villes sont le lieu de tous les hasards, elles doivent devenir le lieu de tous les possibles. Notre société est métisse, diverse, éprise de liberté et s’appuie sur des liens mutuels concrets. Les villes se sont construites comme cela ! Sauf qu’aujourd’hui, elles contribuent souvent à ancrer les habitants dans un quotidien dont ils auraient envie de bouger. On reste en ville malgré le bruit, malgré les conditions de transports, malgré le coût du logement, on reste en ville souvent parce qu’on n’en a pas le choix. Ou alors parce que l’on en a les moyens, car si l’on a de l’argent, la ville est un lieu de culture, d’événements, d’opportunités professionnelles… Quand notre société fonctionne de plus en plus à deux vitesses, avec ceux qui peuvent bouger et ceux qui se heurtent tout le temps à des barrières, cela se voit dans nos villes.»

Extrait de (En)vie de villes – Vers une nouvelle société urbaine – coordinateur Frédéric Gilli – texte d’orientation du Forum

Présidé par René Vandierendonck, maire de Roubaix, et Djamel Klouche, architecte-urbaniste
Avec Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, et la participation active de nombreux chercheurs, professionnels, responsables associatifs, élus.
Ce forum est une étape importante après plusieurs mois de travaux menés au sein du Laboratoire des idées du Parti socialiste pour répondre à notre souhait de « construire les conditions du vivre ensemble dans des villes durables et solidaires ».
 Accompagnés de chercheurs, de responsables associatifs, d’architectes, d’urbanistes, de professionnels, de militants et d’élus de la ville, nous présenterons un texte d’orientation : « Vers une nouvelle société urbaine » et nous débattrons de nos propositions pour vivre la ville autour de trois ateliers: ville intense, ville solidaire et ville habitée.
Retrouvez prochainement le calendrier de la journée sur http://www.parti-socialiste.fr

Edito : extraits de l’intervention de Laurence Rossignol à la table ronde « Le monde dans 20 ans, coopération ou compétition », à la Rochelle.

Canicules et incendies en Russie, inondations au Pakistan, l’été 2010 a été meurtrier. Sans établir de causalités hasardeuses entre dérèglement climatique et catastrophes naturelles, on se doit d’évoquer les hypothèses émises par les climatologues qui jugent hautement probable que ce siècle verra une augmentation de l’intensité et de la fréquence des épisodes climatiques extrêmes. Dès lors, la question de savoir combien les nations pourront prélever sur la richesse créée pour prévenir et réparer les catastrophes environnementales introduit un paramètre nouveau dans la manière dont nous appréhendons traditionnellement la question de la répartition des richesses au sein des pays industrialisés et entre le Nord et le Sud. La prise de conscience planétaire de l’enjeu climatique et ses conséquences partagées par toute l’humanité relativisent le principe de souveraineté des états sur les ressources naturelles. Les océans, les pôles, l’air, l’eau sont des biens communs dont la protection est supranationale.

En attendant la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement, en attendant que les règles du commerce internationale soient soumises à des objectifs environnementaux contraignants, l’initiative Yasuni-ITT mérite tout notre intérêt. Le parc Yasuni, en Equateur, est à la fois réserve naturelle , et un gisement pétrolier de quelques 850 millions de barils. L’exploitation pétrolière n’est pas compatible avec la préservation de l’espace naturel. Le gouvernement – de gauche- équatorien propose donc de renoncer à l’exploitation pétrolière et demande à la communauté internationale une contribution à hauteur de 50% de la manne pétrolière.

Indemniser un pays qui renonce à l’exploitation d’une richesse pour limiter le réchauffement climatique généré par le pétrole et éviter une perte irréversible de biodiversité est une voie nouvelle. Elle montre comment demain nous pourrons partager la préservation des richesses naturelles et mutualiser les manques à gagner qui en découleront. Elle traduit concrètement la solidarité entre pays industrialisés et pays en voie de développement, et dessine de nouveaux espaces de coopération.

Déclaration de Laurence Rossignol – élection d’Ed Miliband à la tête du Labour

27-09-2010

L’engagement de la gauche européenne pour l’environnement gagne un second souffle

Après l’élection de Sigmar Gabriel, ancien ministre fédéral de l’Environnement, à la tête du SPD, c’est maintenant au tour d’Ed Miliband, ancien secrétaire d’Etat à l’Energie et au Changement Climatique, de prendre les rênes du Labour au Royaume-Uni.

Ces deux élections ne sont pas un hasard. Elles sont à la fois un signe des temps, et un signal encourageant pour l’engagement de la gauche et des sociaux-démocrates européens dans la lutte contre le changement climatique.

Elles augurent en effet d’une coopération rapprochée entre les socialistes européens, en particulier dans l’élaboration des propositions pour l’Europe en matière d’environnement, ainsi que dans la promotion et la diffusion des idées de la social-écologie.

Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable

Forum des !dées : l’agenda

Parmi les forums des idées, et outre le Forum sur l’Agriculture qui a eu lieu le 14 juin dernier à Cluny, deux forums du Parti socialiste articuleront leurs réflexions autour de sujets intimement liés à l’environnement :

Le Forum Biens Communs, qui doit se tenir début 2011 ;

Le Forum Santé, avec un volet santé-environnement, prévu également pour début 2011.

L’initiative Yasuni-ITT, notre focus

Le Parti Socialiste soutient officiellement l’initiative Yasuni ITT (Ishpingo- Tambococha-Tiputini), lancée le 5 juin 2007. L’État équatorien s’engage à maintenir indéfiniment inexplorées les réserves pétrolières du champ ITT au sein du Parc National Yasuní (850 millions de barils de pétrole). L’État recevra, en échange, une compensation internationale équivalant, au minimum, au 50% des utilités reçues dans le cas où les réserves seraient exploitées.

Avec ce projet écologique, le président Correa lançait un défi aux pays riches : payer pour éviter l’exploitation du pétrole. Pari peut-être gagné, un accord devant être signé avec l’ONU. Enquête à retrouver sur le site de Libération.

Explications et questions sur la campagne 10:10

Questions à…

Yann Arthus Bertrand, Président fondateur de Good Planet

Le 10 :10 est une initiative qui permet aux collectivités locales, aux entreprises et aux particuliers de prendre des engagements chiffrés de réduction sur une période donnée. Pour autant vous n’êtes pas pour un contrôle de ces chiffres, pourquoi ? Ne croyez vous pas que certains puissent récupérer le logo 10 : 10  a des fins « communicantes » sans appliquer de réelles politiques de réduction?

Les entreprises qui signent 10:10 s’engagent à nous communiquer leurs émissions au début de la période de réduction et 12 mois plus tard. Elles s’engagent également à nous fournir les documents qui pourraient prouver ces données, si nous le demandons. Nous avons donc mis en place un système de vérification. Mais pour nous, c’est un garde-fou assez secondaire. En effet, nos contacts avec les entreprises montrent qu’au contraire de ce que l’on pourrait craindre, elles sont très soucieuses de respecter leur engagement, car elles mettent en jeu leur image publique.  Je suis à chaque fois surpris du sérieux et de l’implication des entreprises que j’ai rencontrées.

Par ailleurs, l’expérience britannique, dont nous nous inspirons, montre qu’il y a très peu de mauvais élèves. Enfin, et plus fondamentalement, il faut accepter qu’il y a toujours des tricheurs, mais peu importe s’ils restent peu nombreux, si cela n’empêche pas une dynamique nationale de se mettre en place, et si, dans l’ensemble, les entreprises améliorent leurs pratiques et amènent une réduction importante et pérenne de leurs émissions de gaz à effet de serre.

La campagne de communication du 10:10 est basée sur l’échec des dirigeants à s’entendre à Copenhague et sur l’incitation à une action directe et volontaire de la part de la société civile internationale. L’échec de Copenhague était en grande partie due au désaccord entre les principaux émetteurs de GES, les Etats Unis et la Chine. Croyez-vous que le 10 :10 est réellement capable d’avoir une influence sur la société civile dans ces pays ?

Le mouvement 10:10 est né au Royaume-Uni en septembre 2009. En moins d’un an, il a essaimé en France, en Allemagne, au Pays-Bas, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Ghana et dans plusieurs autres pays.  Chaque 10:10 exerce une influence nationale et il faudra attendre des 10:10 américain et chinois pour agir directement sur les politiques de ces pays.

Toutefois, chaque personne, entreprise ou collectivité qui s’engage –où qu’elle se trouve- montre que réduire ses émissions, c’est possible, dès maintenant. Et cela peut influencer ceux qui considèrent tout objectif comme inatteignable, ou repoussent à une date lointaine (en 2050, par exemple) toute action.

Pensez vous que les déceptions de ces derniers mois en matière d’environnement (échec de Copenhague, de la taxe Carbone, déceptions suscitées par le Grenelle II, petites phrases du président de la République au salon de l’agriculture, percée médiatique des climato sceptiques..) ont fait reculer la sensibilité des français sur le changement climatique ? Et pensez vous que l’initiative 10:10 puisse  avoir un impact sur ce ressenti?

On peut clairement sentir une démoralisation depuis Copenhague. Il est vrai qu’avec des hauts et des bas, nous, les écolos, nous avons pris nos désirs pour des réalités. Et la déception a été très forte. Pour autant, j’ai l’impression que les Français restent conscients du problème que représente le changement climatique. Le problème est qu’ils ne savent pas quoi faire, ne pensent pas être en mesure d’y changer quoi que ce soit, ou croient que cela leur reviendrait trop cher. Ce sont ces trois obstacles que 10:10 vise à dépasser. En proposant toute une série de gestes simples et peu coûteux – voire même qui peuvent faire économiser de l’argent-  10:10 vise à redonner aux gens l’envie d’agir.

La campagne 1010 repose sur l’exemplarité. Nous allons mettre en avant celles et ceux qui agissent, nous allons raconter leurs actions et montrer leurs réalisations. Ce faisant, nous allons montrer qu’agir est possible et nous donnerons des pistes à celles et ceux qui ne savent pas comment faire.

Pour trancher avec le pessimisme ambiant, 10:10 vise à susciter une dynamique optimiste, un enthousiasme. J’ai toujours été sensible à l’énergie et à la joie qui émanent de celles et ceux qui s’engagent pour une cause et j’aimerais la rendre communicative. C’est ce que j’ai voulu exprimer avec le slogan de la campagne : AGIR REND HEUREUX.

Le soutien du PS à la campagne 10:10 ; l’edito de Laurence Rossignol

Dans le cadre de son engagement contre le réchauffement climatique et pour la protection de l’environnement, le Parti socialiste a décidé de soutenir et de s’engager dans la campagne « 10:10 » que lance GoodPlanet, la fondation de M.Yann Arthus-Bertrand. Cette campagne de mobilisation citoyenne contre le changement climatique invite chacun à commencer  par l’essentiel : réduire volontairement, et de manière pérenne, ses émissions de gaz à effet de serre – en l’occurrence, de 10% à partir de 2010.

Cette proposition est en phase avec le projet social-écologique que nous portons, et avec la nécessaire transition environnementale que doit accomplir la société. C’est une campagne positive qui met en avant les efforts de celles et ceux qui s’impliquent dans la protection de notre planète et nous encourage toutes et tous à faire de même.

C’est également une campagne internationale puisque, outre le Royaume-Uni et la France, des campagnes « 10:10 » sont lancées dans plusieurs autres pays : Allemagne, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Ghana, Irlande, Portugal, Norvège etc… Une illustration pertinente de l’adage « penser global, agir local », qui démontre la conscientisation des sociétés civiles, dans un contexte où malheureusement les négociations sur les questions de changement climatique patinent.

Par ailleurs, ce projet, en prévoyant un accompagnement et des conseils, donne à chacun les moyens d’agir, à travers des éco-gestes simples.

C’est pourquoi, au nom du Parti socialiste, je suis fière d’apporter mon soutien à cette initiative, emblématique du monde que nous voulons, à la fois socialement juste, plus sobre, et respectueux du futur.

Laurence Rossignol,

Secrétaire nationale du Parti Socialiste chargée de l’Environnement et du Développement Durable.

Manifestations pour la biodiversité et l’environnement : l’agenda.

Le Rwanda sera le pays hôte de la Journée mondiale de l’environnement en 2010, célébrée le 5 juin. Le thème est cette année « Plusieurs espèces-Une planète-Un futur », en soutien à l’Année internationale de la biodiversité des Nations Unies célébrée en 2010, alors qu’un total de 17.291 espèces sont menacées d’extinction dans le monde.

Découvrez l’exposition artistique réalisée à l’occasion de cette JME 2010.

Le 5 juin également, lancement de l’initiative « 10 :10 » en France, relayée par la Fondation GoodPlanet, pour laquelle le PS s’est engagé. 

Du 7 au 11 juin 2010 aura lieu la 3e rencontre de l’IPBES, en Corée du Sud. Un forum pour les gouvernements et organisations concernées afin de trancher les délibérations, et trouver un accord sur la mise en route d’un nouveau mécanisme, qui doit  renforcer et améliorer les interfaces politiques.

A surveiller : le jeudi 22 avril, la Commission baleinière internationale (CBI) a proposé un projet de légalisation de la chasse commerciale à la baleine pour la première fois depuis 24 ans ! (voir la pétition, mise en ligne sur le Blog Environnement du PS le 29 avril dernier, ici)

Les membres de la Commission Baleinière Internationale décideront d’adopter ou non cette proposition lors de leur prochaine réunion annuelle à Agadir, au Maroc, du 21 au 25 juin.

10 juillet, Niort lance Téciverdi, le festival de la diversité biologique et culturelle. Une première dans la région.
Cet événement, qui aura lieu tous les deux ans, a notamment pour originalité de mobiliser tous les acteurs de la ville, dans un esprit participatif. Il se traduit par six mois d’actions, de février à juillet 2010, et quatre jours d’événements, du 8 au 11 juillet 2010 avec des concerts, des conférences, des expos…

Toujours sur les questions de biodiversité marine, et de ressources halieutiques, et en écho aux échecs de la Cites, du 17 au 27 novembre 2010 aura lieu la 17e réunion de l’ICCAT, à Paris, où devra notamment être abordée la question du thon rouge.

Enfin, la Conférence des Nations Unies sur la diversité biologique, la dixième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, aura lieu à Nagoya, dans la préfecture d’Aichi, au Japon, du 18 au 29 octobre 2010. Un débat de haut niveau auquel participeront les chefs d’État et de gouvernement aura lieu à New York en septembre 2010, dans le cadre de la soixante-cinquième session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Ces deux grands événements des Nations Unies prépareront la réponse du monde entier à l’appauvrissement de la diversité biologique qui s’accélère, exacerbée par les changements climatiques. Ces débats devraient aboutir à l’adoption, à Nagoya, de cibles internationales pour l’état de la diversité biologique en 2020 et en 2050 et à la définition de modes d’application, de surveillance et d’évaluation qui mobilisent l’engagement actif de toutes les parties prenantes.

Forum des !dées : De nouvelles perspectives pour notre agriculture, notre focus.

Le 14 juin se tiendra le Forum du Parti socialiste sur l’agriculture, à Cluny, en Saône-et-Loire. Les tables rondes organisées aborderont entre autre la question environnementale : « L’agriculture dans la société : les demandes, les enjeux », et « Assurer l’avenir de notre agriculture ».

Avant-goût :

Vers une révolution écologique de l’agriculture

L’écologie doit être un élément moteur pour notre agriculture. Les agriculteurs doivent comprendre et utiliser le fonctionnement de la nature pour produire des denrées alimentaires. Il ne s’agit pas là d’une contrainte, au contraire. C’est là la clé d’une nouvelle forme de compétitivité pour l’agriculture. Une compétitivité non pas basée sur les coûts de production ! Non, car il s’agit là d’un combat perdu d’avance. Plutôt une compétitivité sur les bénéfices sociétaux engendrés par cette nouvelle forme de spécialisation environnementale, chère à l’opinion publique française et européenne. La Bio est de ce point de vue un exemple de cette réussite écologique, économique et sociale. Mais d’autres voies sont ouvertes : lutte contre le changement climatique, développement des énergies renouvelables…

L’agriculture doit rompre avec l’utilisation encore trop systématique de pesticides, d’engrais, et d’énergie fossile. Tous les systèmes d’agriculture durable, parmi lesquels l’agriculture biologique, doivent être généralisés. La Bio a prouvé sa capacité à préserver et améliorer les ressources naturelles. Son développement est nécessaire dans les territoires où il y a urgence à protéger les ressources, en particulier l’eau. Mais c’est bien l’intégralité de notre surface agricole qui devra bénéficier de nouvelles pratiques de production écologiques.  Les effets de cette évolution devront se traduire concrètement en termes d’amélioration de l’état de l’eau, des sols, de la biodiversité.

Le défi de l’environnement ne pourra être relevé par les agriculteurs qu’à la condition qu’ils bénéficient de règles de politique agricole garantissant durablement leurs revenus. Voilà pourquoi il faut revoir en profondeur les règles qui régissent l’économie agricole et refonder la PAC.

Construire la social-écologie et s’appuyer sur une croissance saine

L’édito de Laurence Rossignol.