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Archive pour la catégorie ‘Énergie’

Non à la taxe carbone de Nicolas Sarkozy, Oui à une contribution climat socialement juste et écologiquement efficace

A quelques jours du débat au Parlement sur la taxe carbone proposée par le gouvernement, le Parti socialiste confirme ses positions adoptées par le Bureau national du 2 juillet. Nous sommes favorables à une fiscalité écologique permettant d’accompagner la modification profonde et nécessaire des modes de vie et de déplacement. Mais nous sommes convaincus qu’une telle contribution pour être acceptable, doit recevoir l’adhésion de la population et donc être juste socialement. C’est la raison pour laquelle le Parti socialiste s’oppose à la taxe carbone proposée par le président de la République, inefficace écologiquement car ne s’attaquant pas avec force aux grands pollueurs, et accroissant la pression fiscale sur les familles.

Nous prônons la création d’une contribution énergie-climat dont le produit serait intégralement consacré à des compensations sociales liées à la lutte contre le changement climatique. Une raison de plus de s’opposer à la taxe carbone du gouvernement, dont le produit sera utilisé à réduire le déficit public ou à compenser la suppression de la taxe professionnelle. Au-delà d’une contribution incitant au changement des comportements, le Parti socialiste défend des réponses qui s’attaquent aux causes du réchauffement climatique. Il faut redoubler d’efforts pour que les conditions de la construction ou la réhabilitation des logements permettent de réduire la consommation énergétique.

De même, à quoi sert de taxer financièrement la voiture si les Français n’ont pas la possibilité de prendre des transports collectifs proches de chez eux, rapides et peu coûteux ? C’est dans cet esprit que le Parti socialiste demande, s’agissant des transports en commun, un grand « plan de transports carbone zéro » autour de deux propositions :

* Financement par l’Etat à hauteur de 50% de tous les projets de transports publics ;
* Incitation forte aux plans de déplacement d’entreprise pour ramener le coût des déplacements domicile-travail à moins de un euro par jour.

Sans ces mesures pour accompagner la fiscalité écologique, celle-ci ne sera qu’une nouvelle ponction fiscale sur les ménages sans effet pour l’environnement.

Communiqué de Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire national à l’Environnement et au développement durable

Pour un prélèvement exceptionnel sur les super-profits pétroliers

Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement durable et d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux entreprises

L’annonce d’un nouveau record historique de bénéfices de l’entreprise Total confirme la légitimité du questionnement sur la nécessaire contribution des entreprises pétrolières à la préparation de l’après-pétrole.L’annonce d’un dividende en croissance de 15% alors que les profits n’augmentent que de 5%, et le montant considérable consacré chaque année aux rachats d’actions (plus de 3 milliards d’euros), confirment que Total profite de la manne spéculative du pétrole cher pour rémunérer très généreusement ses actionnaires.

Dérégulation du secteur énergétique : la Commission européenne fait fausse route

Communiqué de Benoît HAMON, Secrétaire national au projet Europe, Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l’Environnement et au développement durable et Christian MARTIN, Secrétaire national aux services publics.

Le Parti socialiste s’oppose fermement aux orientations présentées par la Commission européenne visant à libéraliser totalement les marchés de l’énergie et à démanteler les opérateurs historiques.

La Commission, en mettant l’accent sur la libéralisation plutôt que sur la régulation, favorise une logique marchande qui pousse à consommer toujours plus, fragilise le système énergétique européen et compromet toute véritable politique commune d’économies d’énergie.

Les dégâts liés aux expériences de dérégulation totale partout ailleurs dans le monde montrent au contraire qu’il est aujourd’hui devenu nécessaire de faire un vrai bilan du processus de libéralisation des marchés de l’énergie en Europe.

La Commission européenne fait fausse route. Elle ne répond pas aux vrais enjeux que sont la sécurité d’approvisionnement, la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la reconnaissance, au niveau européen, d’un réel service public de l’énergie.

Disparition de la Journée sans voiture : nouvelle sortie de route du gouvernement en matière d’environnement

Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire Nationale à l’environnement et au développement durable et Géraud GUIBERT, responsable national à l’écologie

Le Parti socialiste déplore l’abandon de la Journée sans voiture, initiée par la gauche en France en 1997 et est maintenant adoptée par plus de mille ville dans le monde.

Au moment où la sensibilisation progresse partout sur la planète, le gouvernement ait choisi d’organiser la mort programmée de cette journée sans voiture en en supprimant progressivement depuis 2002 le soutien financier et la campagne d’information nationale.

Le Parti socialiste constate malheureusement que ce recul désastreux n’est que le reflet de la politique du gouvernement en matière de transports avec la suppression des aides aux plans de déplacement urbains et aux transports collectifs.

Le PS et le nucléaire : bref éclairage

16-08-2006

Article paru dans la revue « L’essentiel des relations internationales » – Août 2006

Trois défis majeurs sont aujourd’hui devant nous: la lutte contre le changement climatique, l’épuisement des ressources énergétiques fossiles, la maîtrise de la prolifération nucléaire.

En France, le recours au nucléaire pour produire de l’électricité présente actuellement des avantages certains en termes de limitation des émissions de gaz à effet de serre, et donc de respect des objectifs assignés par le Protocole de Kyoto. Dans le long terme, cette énergie ne peut pas être la solution durable pour l’ensemble de la planète.

En effet, le nucléaire n’assure aujourd’hui qu’une part minime des besoins en énergie de la planète, les usages ne sont pas substituables, les risques de proliférations sont majeurs, l’uranium n’est pas une ressource plus pérenne que le gaz ou le pétrole, et la question des déchets reste problématique.

Des emplois plutôt que du pétrole

Article paru dans l’hebdo des socialistes du 2 juin 2006

Le système économique moderne s’est construit sur l’exploitation de ressources naturelles et d’énergies fossiles abondantes et peu chères. Or leur exploitation constitue une double menace : elle est la première composante de l’émission de gaz à effet de serre qui induit des changements climatiques dangereux pour la pérennité de la vie sur terre; en voie de raréfaction rapide, elle provoque des conflits grandissants autour de son appropriation.
Poursuivre la production de richesses à partir des énergies fossiles, dans un contexte d’explosion démographique et de souhait légitime de développement des grands pays émergents, nous conduit donc, dans moins d’une génération, à une impasse économique et sociale, écologique et géopolitique.

Enquête publique sur l’EPR : le gouvernement se moque du monde

Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l’Environnement et au développement durable

Le Parti socialiste proteste contre les dates choisies pour l’enquête publique sur la construction d’un réacteur nucléaire EPR à Flammanville dans la Manche.

Après la garde-à-vue du porte-parole national du réseau « sortir du nucléaire » la semaine dernière, le débat sur un projet de loi « transparence nucléaire » qui n’a de la transparence que le nom, et la publication de l’arrêté du 24 juillet 2003 classant « secret-défense » toute information relative aux matières nucléaires, le gouvernement témoigne une nouvelle fois de sa terrible volonté d’opacité en matière nucléaire.

Nucléaire : transparence plutôt qu’intimidation

Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable

Le Parti socialiste proteste contre la garde à vue du porte-parole national du réseau « sortir du nucléaire » dans le cadre d’une enquête préliminaire de la section anti-terroriste du parquet de Paris.

Le Parti socialiste constate que le document, dont la publication semble avoir motivé cette procédure, est connu de longue date et s’étonne donc de la coïncidence entre cette démonstration de force et les interrogations croissantes que suscite la décision de construire l’EPR.

Tchernobyl : 20 ans après, le défi reste entier.

Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire Nationale à l’Environnement et au Développement durable

Le Parti Socialiste, en ce jour du 20ème anniversaire de la plus grande catastrophe nucléaire du monde, souhaite témoigner de son émotion et de son soutien à toutes les victimes et à leurs familles, victimes d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

L’explosion du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl et l’incendie qu’il provoqua entraînèrent la dispersion, 10 jours durant, dans l’atmosphère, de rejets radioactif, meurtriers et incontrôlables. Dans toute l’Europe, des millions de personnes ont été et restent menacées, et nous savons que le nuage ne s’est pas arrêté à la frontière française.

Le Parti Socialiste considère que vingt ans après, le défi reste entier : des centrales similaires à Tchernobyl sont toujours en activité et doivent être fermées ; la France et l’Europe doivent tout mettre en œuvre pour éviter de telles catastrophes dans le futur particulièrement à l’heure du vieillissement du parc européen.

Déchets nucléaires : contre l’urgence et le déni démocratique : poursuite des recherches, préservation de vraies alternatives et contrôle du Parlement à chaque étape

Le Parti socialiste rappelle que le débat sur la gestion des déchets radioactifs, avant d’être un débat technique, est un débat politique et un débat citoyen, d’une importance capitale. Il déplore que le gouvernement puisse être tenté de décréter l’urgence sur le texte du projet de loi, confisquant à nouveau le temps du débat démocratique et de la discussion.

Le Parti socialiste estime que les conditions d’un choix définitif, telles que les décrivait la loi de 1991, entre l’une ou l’autre des trois voies qu’elle proposait en matière de gestion des déchets radioactifs, ne sont aujourd’hui pas réunies.
Il condamne donc le projet de loi du gouvernement qui verrouille les choix possibles et privilégie la solution de l’enfouissement en anticipant, par décret, hors de toute clause de nouveau rendez-vous avec le Parlement, la décision de concevoir et réaliser un centre de stockage en couche géologique profonde.